journal de bord

Je sais, je sais, je n'ai pas écris depuis 1 semaine...
et pour cause, je n'ai pas cessé de courir, les cours, les papiers à n'en plus finir et le sommeil à trouver... Impossible de dormir. J'ai l'impression de vivre dans la rue. L'air passe à travers les fenetres donc les sons aussi. Je suis sur les nerfs, fauché, je me demande si je dois rentrer. Alors pour me  ressourcer, sur mon roof je suis monté. j'vous fais partager...


Par Bastien - Publié dans : journal de bord
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Cette nuit, l'événement "historique" de l'élection d'Obama a réveillé les foules et les esprits (bon à NewYork, il en faut pas beaucoup.), la gouaille populaire s'est élevée dans toute la City. 

Et j'étais là, au milieu de cette frénésie, de toute cette joie nourrie de tant d'espoirs. En France, je n'avais jamais ressenti une telle sincérité politique. Ici, dans le métro, sur les trottoirs, les gens s'embrassaient, se félicitaient, tout le monde laissait déborder son bonheur. De la vraie folie ! Bon, je ne pense pas qu'Obama change grand-chose à la face du monde et du capitalisme. Il planait juste cet espoir d'une politique moins aggressive...

Par Bastien - Publié dans : journal de bord
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Je vais bientôt reprendre les bonnes habitudes du bloggeur. J'ai enfin un chez moi ! Enfin, un toit. Petit topo des 5 premiers jours. Je suis arrivé le 27 en passant par Philadelphie. Après avoir squatté au YMCA de Harlem (infesté de français) j'ai déjà baladé dans tous les quartiers de NewYork. Finalement, visiter 10 apparts par jour est un bon moyen de découvrir la ville. Et ici, on se sent bien : les ambiances et les dosages sont très différents d'un bloc à l'autre parfois, mais le mélange est toujours de rigueur ! J'ai même été jusque dans le New Jersey avec un broker qui m'a balladé toute une après-midi en jaguar d'une nouvelle résidence à une autre... mais la vie en banlieue pas pour moi. Finalement les racines nous rattrappent toujours : j'ai fini par intégré une "community" (http://www.officeops.org/ops/)et je vis désormais à Brooklyn dans un "art studio". De mon "roof", j'ai une vue imprenable sur Manhattan. Le quartier est génial : c'est désert. Que des anciens entrepots, de vieilles factory. Le studio-loft que j'ai trouvé à un p'tit quelquechose des années "Fame". Le NewYork brut de Pomme quoi ! En revanche, comme je suis étranger, j'ai dû payer 5 fois le loyer... Et là ça fait très très mal... au dos, parce que du coup j'ai pas pu acheter de lit aujourd'hui (j'ai atteint les plafonds de mes credit card) donc je dors sur le parquet. Enfin voilà. Ce qui me connaissent me reconnaitront bien là. Mais je suis bien en vie, j'ai internet, et demain j'irai peut-être chez IKEA. C'est pas la belle vie ça ? (euh...) Sinon j'ai ouvert un compte à la Bank of America. L'étape indispensable pour pouvoir avoir un credit history le plus rapidement possible et ainsi négocier (d'autres papiers par exemple).
Les photos arrivent. La semaine prochaine nouvel épisode de la série "comment s'installer aux US" : le Social Security Number" et la rentrée à l'école...
des Bises et même si j'ai pas d'autre choix que d'avoir la patate, toutes mes pensées sont à Pépé qui nous a quitté cette nuit...)
Par Bastien - Publié dans : journal de bord
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Il est 4 heures du matin. Je ne dors encore pas.
Tournent ma tête, mes pensées efreinées.
J'ai rendez-vous à 7h30. Je suis place de la Concorde une heure avant. Paris sort difficilement de son lit. Le Dôme des Invalides commence à briller. Ca ressemble à une belle journée.

Je m'approche du contrôle. Il est bien écrit sur ma convocation d'arriver à l'heure, ni avant, ni après. Je me présente quand même. Papiers, filtres de sécurité, dépose des effets personnels. Je peux enfin pénétrer dans la sacro-sainte Ambassade des Etats-Unis d'Amérique.

J'explore alors cette concentration de pouvoirs, de décisions, de destins qui se croisent, de vies qui s'entrechoquent à travers les vitres et s'effleurent le temps d'une attente dans cette salle. Mon périple commencerait donc ici ?  Les numéros défilent, comme à la boucherie. Les têtes sont graves, ou pas, mais tout le monde ne murmure que ça  : "J'espère que ça va bien se passer".

C'est mon tour. Dossier, empreintes digitales (tous les doigts y passent), autres formalités et je retourne m'asseoir. Il me reste l'entretien. Je refais les phrases cent fois, j'observe les journalistes, les familles, les autres expats. Tous sont concentrés (et je me marre).

Sauf que lorsque vient mon tour, je ne sais plus quoi dire. Je me mets la pression depuis tellement de jours... Putain, j'trouve plus les mots !
- "Je répéte : pourquoi voulez-vous aller aux USA Monsieur ?"
- "Euh... je... je... euh... " (en même temps dans ma tête je me moque de moi-même)
et je reprends "euh... je... suis je suis... euh... là pour un visa... " (comme s'il ne s'en doutait pas !)
Bref. Mes espoirs s'écroulent. L'agent va comprendre que ma démarche n'est pas très claire. Ce qui m'a semblé durer une éternité n'a éveillé aucun soupçon. J'ai vite repris mes esprits, répondu à deux ou trois autres questions et l'entretien s'est terminé :
- "OK, perfect. Vous recevrez d'ici deux à trois jours votre visa pour 5 ans..."
- "5 ans ?"
- "oui oui, bonne journée"
J'ai remercié (pas très certain d'avoir bien entendu) et suis sorti !!!
Par Bastien - Publié dans : journal de bord - Communauté : USA
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Par Bastien - Publié dans : journal de bord
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